Mercredi 5 mars 2008

Mohammed Hosni Said Moubarak (محمد حسني سيد مبارك), transcrit traditionnellement Muhammad Saʻīd Hosnī Mubārak par les arabisants, parfois orthographié Muhammad Hosni Mubarak (محمد حسني مبارك) ou simplement Hosni Moubarak (حسني مبارك), (4 mai 1928 - ) est le président de l'Égypte depuis le 14 octobre 1981. Il était devenu vice-président à l'issue de son ascension dans l'armée de l'air égyptienne, et succéda à Anouar el-Sadate après l'assassinat de ce dernier, le 6 octobre 1981.









En tant que président de l'Égypte, il est considéré comme l'un des chefs d'État les plus puissants du Moyen-Orient. Le contrôle de Moubarak sur l'Égypte est très large et il est globalement considéré comme un dictateur. Il est connu pour sa position neutre sur le conflit israélo-palestinien ; il est d'ailleurs souvent impliqué dans les négociations entre les deux factions

Mohammed Hosni Moubarak est né le 4 mai 1928 à Kafr-El Meselha en Égypte. Après le lycée, il entre à l'Académie militaire égyptienne, où il obtient un diplôme en sciences militaires. En 1950, il entre à l'Académie de l'Armée de l'air égyptienne, où il obtient un diplôme en sciences de l'aviation, terminant major de promotion. Depuis lors, il progresse régulièrement dans la hiérarchie, en occupant successivement les postes de pilote, d'instructeur, de chef d'escadrille et enfin, de commandant de base. En 1964, il est nommé à la tête de la délégation de l'armée égyptienne en URSS.

De 1967 à 1972, lors de la guerre d'usure entre l'Égypte et Israël, Moubarak est nommé Directeur de l'Académie de l'armée de l'air et responsable du personnel de l'armée de l'air. En 1972, il devient Commandant de l'armée de l'air et Ministre des affaires militaires. En octobre 1973, à la suite de la Guerre du Kippour, il est à nouveau promu. En avril 1975, il devient vice-president de l'Égypte et, en 1978, il est choisi vice-président du Parti national démocratique.

Après l'assassinat du président Anouar el-Sadate par des islamistes, Moubarak devient président de la République et du Parti national démocratique. Il est réélu à la majorité lors des votes de 1987, 1993 et 1999, avec des scores supérieurs à 95%. La validité de ces élections est discutable, sachant qu'aucun autre concurrent ne s'est présenté, de peur de représailles. Elles entérinent le régime de parti unique.

Bien que la popularité de Moubarak ait augmenté avec le temps et que son rôle de leader du monde arabe se soit solidifié dans les années 1980 et 1990, il a perdu graduellement le soutien populaire égyptien à partir du milieu des années 1990. La performance économique du pays avait été gâchée par des dépenses gouvernementales jugées excessives et par un secteur public engorgé.

La chute de popularité de Moubarak s'accélère avec la mise en lumière de la corruption de son fils Alaa lors d'affaires de marchés publics et de privatisations. Vers la fin de l'année 2000, c'est son autre fils, Gamal, qui fait l'actualité en gravissant les échelons du Parti national démocratique. Gamal réussit à intégrer une nouvelle génération de libéraux dans le parti et le gouvernement. La visibilité et l'influence de Gamal devenant toujours plus importantes, des rumeurs apparurent selon lesquelles il serait préparé à succéder à son père à la tête de l'État. Ce dernier a néanmoins toujours nié cette éventualité. Il paraît de plus en plus clair que toute tentative de transformation de la république en pseudo-monarchie héréditaire entraînerait une révolte populaire.

Moubarak s'opposa à la Guerre en Irak de 2003, arguant du fait que le conflit israélo-palestinien était prioritaire. L'Égypte était pourtant un membre de la coalition dans la Guerre du Golfe en 1991 et le Corps expéditionnaire égyptien étaient parmi le premier à se rendre au Koweït pour refouler les forces irakiennes.

En juillet 2004, Moubarak accepte la démission du gouvernement égyptien et nomme un nouveau premier ministre. Le nouveau gouvernement n'est pas perçu positivement par de nombreux Égyptiens, et les conditions économiques du pays ne s'améliorent pas.

Hosni Moubarak a remporté la première élection présidentielle multipartite d'Égypte avec 88,5% des voix, le vendredi 9 septembre 2005. Plusieurs personnes ont accusé le régime à cette occasion d'avoir falsifié cette dernière élection

Par yahya
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Mercredi 5 mars 2008

Hassan Nasrallah est né le 31 août 1960 dans le quartier de Bourj-Hammoud, à Beyrouth-Est, non loin du port de Beyrouth. Il est l'ainé d'une famille de neuf enfants, sa famille n'était pas particulièrement religieuse et son père, Abdel Karim qui était épicier, était un nationaliste syrien. Il débute ses études théologiques seul, à l'école publique de Sin el-Fil, un quartier où se mélangent chrétien et musulmans à l’est de Beyrouth, ce qui lui permet de faire la connaissance de chrétiens libanais. En 1975, lorsque la guerre civile éclate au Liban, sa famille est obligée de retourner dans leur village d'origine, Bazourié, un village proche de la ville de Tyr au Liban-Sud. C'est là que Nasrallah décide de rejoindre le mouvement Amal ("Espoir"), une organisation chiite politique et paramilitaire représentant à l'époque les Chiites au Liban.

Nasrallah étudie la théologie dans la ville de Nadjaf en Irak pour devenir un ecclésiastique chiite, et là-bas, le grand imam Mohammed Bakr al-Sadr, fondateur du parti ad-Daawa, lui présente un étudiant libanais qui va lui servir de tuteur, c'est Abbas Moussaoui. À partir de 1978, Saddam Hussein intensifie sa répression à l'encontre des religieux chiites, c'est ainsi qu'il fait emprisonner des centaines d'étudiants en théologie. Nasrallah est donc contraint de revenir au Liban.

Il étudie et enseigne ensuite à l'école du cheikh Abbas Moussaoui, devenu dirigeant d'Amal. Il gravit tout doucement les échelons du parti, il représentait à l'époque le courant chiite libanais favorable aux idées de Khomeini. Il est tout d'abord élu comme délégué politique pour la Bekaa, faisant de lui un membre du bureau politique central. En 1982, après l'invasion israélienne du Liban, Moussaoui et Nasrallah quittent Amal pour fonder une nouvelle organisation chiite libanaise, le Hezbollah, soutenu par l'Iran. Il devient à l'âge de 22 ans l'un des fondateurs du Hezbollah, mais il ne fait pas encore partie du directoire suprême. Au Hezbollah, on lui donne la charge de la mobilisation, puis il devient responsable pour les régions de Baalbek et enfin de l'ensemble de la Bekaa.

Désireux de reprendre ses études en théologie, il part pour Qom en 1989. Mais il est obligé de revenir au Liban lorsque les troupes du Hezbollah et d’Amal se combattent entre elles.

Le Hezbollah [modifier]

Drapeau du Hezbollah
Drapeau du Hezbollah

Après élimination par un missile israélien d'Abbas Moussaoui le 16 février 1992, Hassan Nasrallah est invité par l'Ayatollah Ali Khamenei et par le Conseil des sages du Hezbollah à reprendre la tête du parti ; l'Iran est en effet, avec la Syrie, le principal bailleur de fonds du Hezbollah.

Sous la conduite de Nasrallah, le Hezbollah devient un adversaire sérieux de l'armée israélienne au Sud-Liban. Avant son accession au poste de secrétaire-général, les combattants du Hezbollah menaient des attaques frontales, contre l'armée israélienne, laissant derrière eux des dizaines de morts. La stratégie du parti a changé sous l'impulsion de Nasrallah, les attaques sont devenues plus ciblées et plus efficaces. En conséquence, le retrait du Sud-Liban de l'armée israélienne est attribué par certains au Hezbollah [réf. nécessaire], ce qui renforce considérablement la position de ce parti sur l'échiquier politique national.

Après le retrait israélien, Hassan Nasrallah réalise un échange complexe de prisonniers avec Israël, des centaines de Palestiniens et de militants du Hezbollah sont libérés et les corps de militants du Hezbollah sont rendus par Israël aux familles. La position du Hezbollah est le retrait d'Israël des fermes de Chebaa, position qui est soutenue par la Syrie et par le gouvernement libanais. Nasrallah appelle souvent à la « poursuite de la résistance contre l'occupation israélienne au Liban ». L'ONU a considéré en septembre 2005 que le retrait intégral d'Israël au Liban avait été respecté.[réf. nécessaire]

Le retrait d'Israël du Liban sud l'a consacré comme un héros pour beaucoup de libanais [réf. nécessaire]. Pour certains, sa principale force tient de son esprit de synthèse du chiisme arabe et iranien, de l'islamisme et du nationalisme arabe, et du visage occidental du Liban et de son appartenance au monde arabe[1].

Nasrallah vit dans une maison au Sud de Beyrouth avec sa femme et ses trois enfants encore vivants : son aîné, Hadi, a été tué par l'armée israélienne au Liban sud à Jabal al-Rafei, en 1997.

Il a déclaré dans une interview avoir lu une autobiographie d'Ariel Sharon et le livre de l'ancien premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, "Un endroit au soleil".

Nasrallah s'est fortement impliqué dans les événements qui ont suivi l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri, qualifiés de "Révolution du cèdre". En réaction aux manifestations populaires demandant le départ des troupes syriennes, Nasrallah a au contraire appelé les Libanais à manifester pour soutenir la Syrie, un des principaux alliés du Hezbollah avec l'Iran, et pour rejeter l'intervention de puissances étrangères au Liban. Le 6 février 2006, et après plusieurs mois de négociations entre le Courant Patriotique Libre et le Hezbollah, le général Michel Aoun rencontre Hassan Nasrallah pour signer un document d'entente de 10 points concernant directement l'avenir du Liban[2]. Les principaux points de ce document d'entente sont actuellement repris dans tous les accords du dialogue national libanais toujours en cours.

Enfin, Hassan Nasrallah déclara à plusieurs reprises ne pas soutenir le mouvement terroriste Al-Qaida. En effet l'esprit du parti politique Hezbollah est de distinguer clairement l'idée de résistance face a Israël et l'attitude de terroristes d'Al-Qaida. Hassan Nasrallah l'a déclaré plusieurs fois sur la chaine Al Jazeera ; c'est d'ailleurs la position de l'ayatollah Ali Khamenei, guide et idéologue du Hezbollah iranien et libanais.

Par yahya
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Mercredi 5 mars 2008

Le Liban (لبنان, Loubnän) est un pays du Proche-Orient, autrefois l'antique Phénicie. Il partage ses frontières avec deux pays, la Syrie, à l'Est, avec 376 km de frontière commune, et l'Israel, au Sud, avec 79 km de frontière. Il est bordé par la mer Méditerranée, à l'Ouest, avec 240 km de côtes. Beyrouth est la capitale de la République libanaise. La langue officielle est l'arabe et la monnaie la livre libanaise, cependant, la moitié des libanais sont francophones et la langue anglaise est largement utilisée.

Le Liban est fort de sa culture, de ses 18 confessions et de sa diversité géographique. De plus, le Liban est l'un des grands témoins de l'histoire de l'humanité : il a été occupé au cours des siècles par diverses civilisations.

Le Liban est aussi réputé dans le monde pour sa gastronomie et, dans le monde arabe, pour sa musique.



Drapeau du Liban
(Détails)

Blason


Le Liban est une république parlementaire, régie par la constitution du 23 mai 1926, qui a été modifiée six foix depuis, la plus importante étant les accords de Taef qui réorganise le partage du pouvoir entre les différentes communautés religieuses. La constitution stipule que le Président, obligatoirement chrétien maronite, est élu par le Parlement (Majlis AL Nuwab ou Chambre des Députés) à la majorité des deux-tiers et pour six ans. Il n'est pas directement réeligible sauf modification de l'article 49 de la Constitution. Ses pouvoirs ont cependant été réduits au profit du Premier Ministre depuis les accords de Taef. Ce dernier doit être musulman sunnite et est responsable devant les députés ainsi que le président de l'Assemblée nationale, qui lui doit être musulman chiite. L'Assemblée Nationale comporte 128 sièges, répartis entre chrétiens et musulmans, qui sont élus au suffrage universel direct
Fêtes et jours fériés non religieux
Date Événement
22 novembre 1943 Indépendance du Liban
6 mai Fête des Martyrs
1er août Fête de l'armée
1er mai Fête des travailleurs
25 mai Fête de la Libération

Par yahya
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Mercredi 5 mars 2008

L'Égypte (Masr, Misr, مصر), officiellement la République arabe d'Égypte, est un pays d'Afrique du nord-est. La partie nord-est du pays constituée par la péninsule du Sinaï se situe cependant en Asie.

Sa capitale est Le Caire (al-Qâhira, القاهرة), sa langue officielle est l'arabe, sa langue parlée est l'égyptien (arabe dialectal) et sa monnaie est la livre égyptienne
Drapeau de l'Égypte

Durant près de 3000 ans, la vallée du Nil vit prospérer une des civilisations les plus brillantes de l'histoire. Après de nombreuses invasions et occupations diverses, le pays des pharaons tomba définitivement sous domination arabe au VIIe siècle de notre ère. Sa culture reste aujourd'hui encore fortement marquée par l'identité arabe, dont le président Nasser fut l'un des plus célèbres pionniers.

De nos jours l'Égypte musulmane s'inscrit dans un cadre politique moyen-oriental, imprégné par ses nombreux conflits avec l'État d'Israël.

Outre ses ouvrages monumentaux contemporains tels que le canal de Suez ou le haut barrage d'Assouan, elle demeure mondialement connue pour ses richesses archéologiques présentes dans de prestigieux musées internationaux. La disparition de nombreuses archives fait cependant que son histoire reste fragmentaire, bien que l'évolution des technologies nous permette de mieux en saisir la grandeur et la portée

On distingue généralement quatre régions, la Basse-Égypte, la Moyenne-Égypte, la Haute-Égypte et la Nubie.

L'Égypte multiplie les extrêmes : pays arabe le plus peuplé, 90 % de sa population habite dans une bande de terre fertile qui longe le Nil (24 km dans sa plus grande largeur près du Fayoum, en moyenne 10 km, mais peut n’avoir qu’une centaine de mètres). Le reste du territoire est désertique.

  • Au sud, le Nil se heurte à une barrière montagneuse ; à mesure qu'il se dirige vers le nord, le paysage devient de plus en plus plat et désertique.
  • Au nord du Caire, la vallée se transforme en un vaste delta de 200 km de large, semblable à un grand éventail fertile plongeant dans la Méditerranée.
  • À l'est de la vallée se trouve le désert d'Arabie, à l'ouest le désert de Libye, plateau aride ponctué de formations géologiques bizarres et d'oasis luxuriantes.
  • À l'est, par delà le canal de Suez, s'étend la péninsule du Sinaï, extension du désert d'Arabie, où le mont Sainte-Catherine culmine à 2 642 m.
Principales fêtes [modifier]
  • L'Aïd el-Fitr (petit Baïram), fête de trois jours marquant la fin du Ramadan ;
  • L'Aïd el-Kebir (grand Baïram), qui marque la période du hadj, ou pèlerinage à la Mecque ;
  • 1er janvier : Nouvel An (banques seulement) ;
  • 7 janvier : Noël copte ;
  • en janvier : marathon de Louxor et de Guizeh ; Fête du printemps ;
  • 22 février : Jour de l’Unité ;
  • le Sham en-Nessim (“senteur de la brise”), fête égyptienne d'origine pharaonique, le premier lundi après la Pâque copte, célébrée par tous les égyptiens (musulmans et coptes) ;
  • 25 avril : anniversaire du Sinaï (restitution par Israël) ;
  • 1er mai : Fête du Travail ;
  • 18 juin : Fête de la République ;
  • 23 juillet : Fête Nationale, fête de quatre jours, anniversaire de la Révolution ;
  • 6 octobre : Fête des Forces Armées, journée nationale fériée marquant la victoire remportée sur Israël en 1973 ;
  • 24 octobre : Fête de Suez ;
  • Octobre : Rallye des Pharaons ;
  • Octobre et février : Festival culturel d'Abou Simbel ;
  • Novembre : commémoration de la découverte des tombes pharaoniques ;
  • 23 décembre : Fête de la Victoire.

Les Moulid, mélange de foire et de fête religieuse célèbrent l'anniversaire d'un saint local et donnent lieu à une débauche de couleurs, de nourriture, de spectacles, de bénédictions, de circoncisions publiques.

 

L’Egypte, ses pyramides, ses temples, sphinx, portiques et animaux mythiques …Ses Pharaons aussi (Akhenaton, Toutankhamon, Ramsès), ses Divinités, Isis, Anubis, Horus … sans oublier son Champollion et sa pierre de Rosette …
avec les deux colosses de Memnon pour vous  souhaiter la bienvenue.
Voici le programme d’un splendide voyage sur les bords du Nil que je vous recommande de faire un jour. 
Agrandir
En attendant, je vous propose une petite galerie de photos pour vous mettre l’eau à la bouche.
Et si je vous disais que ce voyage,  vous pouvez le faire dès le week-end prochain : départ de Crécy à 8H00 retour vers 20H00 dans la même journée …  me croiriez-vous ?
Bien sûr, il ne faut pas trop rêver, ce n’est pas en Egypte que je vous invite à partir, dimanche prochain. Soyons raisonnables : il y a le forum des associations.


L'essentiel de l'Egypte des pharaons 
Mais si vous avez quand même un dimanche de libre en septembre, vous avez jusqu’au 30 pour aller admirer au Touquet Paris Plage  (62), l’étonnante exposition de sculptures en sable qui m’a permis de capturer ces jolies images.

Il s’agit d’un ensemble d’œuvres réalisées par une vingtaine d’artistes venus de toute l’Europe, adeptes de la sculpture sur sable compacté. 
Les photos ne sont-elles pas étonnantes de réalisme ? On pourrait vraiment se croire au pays du Dieu RA (le vrai !).

L'essentiel de l'Egypte des pharaons est mis en scène dans cet espace que j'appellerais bien, le Toukêkhamon !

 

colosse de Memnon
Par yahya
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Dimanche 17 février 2008

Retour à Paris, situation de la France

Il rentre en France, le 23 août 1799, en catimini, à bord de la frégate La Muiron, abandonnant au général Kléber une armée diminuée et malade. Il débarque à Saint-Raphaël le 9 octobre 1799 après avoir miraculeusement échappé aux escadres britanniques pendant les 47 jours de la traversée.

Sur le chemin qui le mène à Paris, il est acclamé par la population. Jean-Baptiste Kléber se révèle un excellent administrateur et le 20 mars 1800, réalise l’exploit de vaincre les Turcs à la bataille d’Héliopolis. Cette victoire permet à la France de conserver l’Égypte, mais Kléber meurt assassiné, le 14 juin 1800 au Caire, le jour où Napoléon gagne de justesse la bataille de Marengo en Italie, grâce à la charge héroïque de Desaix, qui est tué lors de l’assaut.

Le successeur de Kléber, le général Menou, capitule le 31 août 1801 devant les forces turco-britanniques après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies au cours des négociations de paix. Les soldats français restants sont rapatriés sur les vaisseaux britanniques vers la France.

Le Consulat

Article détaillé : Consulat (histoire de France).

Le coup d’État

Arrivé dans la capitale, le général s’entretient avec Talleyrand, homme politique d’expérience et fin connaisseur des forces en jeu.

Article détaillé : Coup d'État du 18 brumaire.

Le schéma du coup d’État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l’armée pour le maintien de l’ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées au château de Saint-Cloud sous le prétexte d’un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne.

L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l’unanimité ; Bonaparte s’impatiente et décide d’intervenir.

Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours hué par les députés qui l’accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l’assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l’aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre hors-la-loi Bonaparte. Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l’ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l’armée.

Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l’homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d’État parlementaire en un coup d’État militaire.
Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 Brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d’appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple.

Bonaparte, Premier consul, par Jean Auguste Dominique Ingres
Bonaparte, Premier consul, par Jean Auguste Dominique Ingres

Le 20 brumaire les trois Consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos. C’est le début du Consulat. Roger Ducos est tout acquis à Bonaparte, alors que Sieyès lui n’entend pas se résigner à abandonner le pouvoir à Bonaparte seul. Il entend bien jouer un rôle dans le gouvernement du Consulat. Pour contrecarrer son encombrant collègue, Bonaparte, multipliant les provocations, maintient aux portefeuilles ministériels les ennemis de Sieyès en offrant les relations extérieures à Talleyrand et celui de la Police à Fouché.

Le travail de rédaction de la Constitution est confié officiellement à deux commissions législatives formées de députés des Cinq-Cents et des Anciens. Mais en fait, c’est Sieyès qui va proposer un projet. À l’examen, le projet s’avérera trop complexe, voire irréaliste. En effet, il prévoit l’instauration d’un régime démocratique fondé sur un pouvoir législatif fort représenté par trois chambres. L’exécutif sera, quant à lui, réduit à une magistrature à vie purement honorifique et à deux consuls aux fonctions limitées.

Bonaparte profite des faiblesses de ce plan pour imposer son propre projet et se débarrasser de son encombrant rival. Du 4 au 13 décembre 1799, il réunit ainsi les deux commissions dans son bureau pour élaborer le texte de la nouvelle constitution.

La Constitution de l’an VIII est adoptée en comité restreint le 13 décembre 1799. Elle s’inspire en partie du projet de Sieyès, mais intègre les idées politiques de Napoléon Bonaparte, notamment concernant le pouvoir exécutif. Sieyès, lui-même, sera chargé de désigner les trois consuls de la république : Bonaparte comme premier consul, puis Jean-Jacques-Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun, comme 2e et 3e consuls de la République. Sieyès, quant à lui, sera relégué au poste de président du Sénat.

« Lorsque je me mis à la tête des affaires, la France se trouvait dans le même état que Rome, lorsqu’on déclarait qu’un dictateur était nécessaire pour sauver la République » (Bonaparte).

La Constitution

La Constitution de l’an VIII entre en vigueur le 25 décembre 1799. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu’accentuer le caractère autocratique du pouvoir.

Le pouvoir législatif est divisé en trois assemblées (tricamérisme) :

  • le Tribunat discute les lois sans les voter
  • le Corps législatif (ou « Corps des muets ») adopte ou rejette les lois
  • le Sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution.

La préparation de la loi appartient à l'exécutif, par le biais du Conseil d’État, chargé de rédiger les textes législatifs.

Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi-directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. Le consul corrige lui-même les résultats s’ils ne sont pas satisfaisants. Le Consulat est une forme de despotisme éclairé.

Du Consul à l’Empereur

En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l’Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d’Amiens le 25 mars 1802 (4 germinal an X, contresignée deux jours plus tard). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolidèrent fortement la situation de Bonaparte.

Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l’attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra 22 morts et une centaine de blessés. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l’attentat était l’œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L’exécution du duc d’Enghien en sera une conséquence.

En 1802, Bonaparte demande que les cendres du Maréchal de Turenne soient transférées aux Invalides. Il est en effet un fervent admirateur de Turenne, dont il reprendra avec succès la stratégie d’attaque par surprise (Bataille de Turckheim, 1675) dans ses campagnes de 1805 à 1812. Par la suite, enivré par ses victoires, s’engageant avec témérité en Russie avec la Grande Armée, il oubliera que toute campagne nécessite une étude approfondie et collective du terrain et de la psychologie de l’ennemi.

La même année, Bonaparte rétablit l’esclavage dans les colonies. Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles.

Il fallut attendre 1848 pour que l’abolition définitive de l’esclavage soit promulguée.

Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d’Amérique du Nord, aux États-Unis, en 1802.

Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l’autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée affaiblie par une épidémie de fièvre jaune fut anéantie par les soldats de Jean-Jacques Dessalines.

Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l’Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l’opposition royaliste à Bonaparte. Celui-ci réagit : l’idée d’une invasion du Royaume-Uni se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l’ombre, le Premier consul fait exécuter le duc d’Enghien, prince Bourbon. L’exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d’autres protestations que celles du Royaume-Uni, de la Russie et de l’Autriche qui s’en tiennent à quelques timides reproches. C'est cependant cet acte qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le Premier consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804.

 

Napoléon sur son trône
Napoléon sur son trône

 

À proprement parler, l’Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l’opinion selon laquelle il s’agissait, initialement, de protéger la République. Le Consulat abattu, l’ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l’hérédité du titre était censée protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l’égalité, loin devant la liberté). C’est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ».

Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialiste ».

L’Empire

Article détaillé : Premier Empire.

La symbolique impériale

Le sacre impérial, événement unique dans l’Histoire de France représenté sur le tableau de Jacques-Louis David, Le Sacre de Napoléon, est lourdement chargé en symboles. Le passage de la République à l’Empire nécessite la création d’armoiries impériales, ainsi que la création d’objets symboliques destinés à établir une tradition auparavant inexistante. Napoléon, qui se veut rassembleur, décide d’associer aux symboles de son règne les images qui ont pu représenter auparavant la France, ainsi que les pouvoirs forts européens.

Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David – Cette scène montre le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.
Le Sacre de Napoléon, de Jacques-Louis David – Cette scène montre le moment où Napoléon prend des mains de Pie VII la couronne impériale pour en coiffer sa femme l’impératrice Joséphine.

L’aigle est choisi en référence aux aigles romaines, portées par les légions, mais il est également le symbole de Charlemagne, l’aigle éployée. C’est d’ailleurs une erreur de lecture qui donnera pour symbole de l’Empire français un aigle aux ailes déployées : en héraldique, éployée se dit des oiseaux et des animaux chimériques représentés avec les ailes étendues (un aigle à deux têtes aux ailes déployées en est un bon exemple). La couleur rouge du manteau impérial, est une référence directe au pourpre de l’imperium romain. Napoléon se pose ainsi en héritier de l’Empire romain et de Charlemagne.

Les abeilles sont censées rappeler les Mérovingiens (des broches les représentant ayant été retrouvées dans des tombeaux de cette époque), et leur disposition sur les armoiries et le manteau impérial doit rappeler les fleurs de lys des capétiens. La main de justice, utilisée par les Capétiens lors des sacres royaux doit faire apparaître qu’il est l’héritier de leur pouvoir. Napoléon veut montrer qu’il est le fondateur de la « quatrième dynastie », celle des Bonaparte, après les Mérovingiens, les Carolingiens, et les Capétiens.

D’autres symboles utilisés pendant le sacre sont chargés de valeurs morales. Ainsi, Napoléon tient un moment le globe de Charlemagne ; il porte la couronne de ce même empereur (ces deux éléments ayant été forgés de toutes pièces avant le sacre). Son épée et son sceptre sont dits "de Charlemagne" : ils ont été en réalité utilisés depuis plusieurs siècles par les Valois puis les Bourbons lors de leurs sacres.

Napoléon et l’Église

Napoléon se fait couronner roi d’Italie le 26 mai 1805 à Milan
Napoléon se fait couronner roi d’Italie le 26 mai 1805 à Milan

L' auto-sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape, qui semble réduire le pape Pie VII à bénir le couronnement du chef d'état Français, est également l’occasion de revenir sur les rapports entre la France et la papauté.

La signature du Concordat par le Premier consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus comme religion d’État. Les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l’État. Afin de montrer sa puissance, Napoléon ne va pas se faire sacrer à Rome, comme autrefois Charlemagne et les Empereurs Germaniques (jusqu'au XVe siècle) , c'est le pape que l’on fera venir à Paris.

Napoléon l’accueille irrespectueusement en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, voulant faire croire au caractère fortuit de la rencontre. Napoléon offensera encore le Souverain Pontife en lui prenant des mains la couronne de l’impératrice, mais surtout en se couronnant lui-même. De cette manière, il affirme la primauté du politique (et donc du séculier) sur le religieux.

Article détaillé : Le Sacre de Napoléon.

Le rapprochement entre Napoléon et l’Église est donc le fruit d’un calcul politique de la part de l'Empereur. Au-delà de la valeur morale qu’a pu avoir un sacre religieux aux yeux des catholiques, de la valeur symbolique d’un couronnement pontifical rappelant le sacre des empereurs germaniques, Napoléon se place à l’égal, voire au-dessus des rois européens comme successeur de Charlemagne et des Empereurs de la Rome Antique. La présence du pape au sacre donne une dimension morale et légitime supplémentaire à l’Empire.

- Celui-ci n’est plus simplement le fruit d’une révolution, c’est un couronnement divin comme comme les autres souverains européens mais qu’aucun des souverains d’Europe ne peut égaler. Napoléon se place au même niveau que le souverain du Saint Empire Romain Germanique avant de la dépasser et d'être le seul Empereur en Europe. François II l'avait d'ailleurs bien compris puisqu'après la proclamation de l'Empire Français, il décrête que l'Autriche, alors archiduché, devient aussi un Empire -.

La présence du pape est donc davantage un message aux pays européens qu’un hommage catholique de la part de Napoléon.

Napoléon, d’ailleurs peu sensible au sort du Vicaire du Christ, n’hésite pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau. Dans l’idée d’affirmer la puissance de la France dans le domaine spirituel, il envisagera de transférer la résidence du pape de Rome à Paris, avant d’abandonner cette idée.

Par yahya
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Dimanche 17 février 2008

Napoléon Bonaparte[1] (né Napoleone Buonaparte le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse ; mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène) fut général, Premier consul, puis Empereur des Français. Il fut un conquérant de l'Europe continentale.

Objet dès son vivant d'une légende noire comme d'une légende dorée, il a acquis une notoriété aujourd'hui universelle pour son génie militaire et politique, mais aussi pour son régime autoritaire, et pour ses incessantes campagnes souvent coûteuses, soldées par de graves défaites finales en Espagne, en Russie et à Waterloo, et par sa mort en exil à Sainte-Hélène sous la garde des Anglais.

Général de la Révolution française à 24 ans, il accumule les victoires spectaculaires en Italie et pendant la campagne d'Égypte, puis prend le pouvoir par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).

Il dirige la France à partir de la fin de l’année 1799 ; il est d'abord Premier consul du 10 novembre 1799 au 18 mai 1804 puis Empereur des Français, sous le nom de Napoléon Ier, du 18 mai 1804 au 11 avril 1814, puis du 20 mars au 22 juin 1815. Il réorganise et réforme durablement l'État et la société. Il porte le territoire français à son extension maximale avec près de 130 départements, transformant Rome, Hambourg ou Amsterdam en chefs-lieux de départements français. Il est aussi président de la République italienne de 1802 à 1805, puis roi d’Italie du 17 mars 1805 au 11 avril 1814, mais encore médiateur de la Confédération suisse de 1803 à 1813 et protecteur de la Confédération du Rhin de 1806 à 1813. Il conquiert et gouverne la majeure partie de l’Europe continentale et place les membres de sa famille sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Joseph sur celui de Naples puis d'Espagne, Jérôme sur celui de Westphalie, Louis sur celui de Hollande et son beau-frère Joachim Murat à Naples. Il crée aussi un grand-duché de Varsovie, sans oser restaurer formellement l'indépendance polonaise, et soumet à son influence des puissances vaincues telles que la Prusse et l'Autriche.

Napoléon tenta de mettre un terme à son profit à la série de guerres que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792. Il conduisit les hommes de la Grande Armée, dont ses fidèles « grognards », du Nil et de l'Andalousie jusqu'à la ville de Moscou. Comme le note l'historien britannique Eric Hobsbawm, aucune armée n'était allée aussi loin depuis les Vikings ou les Mongols. Malgré de nombreuses victoires initiales face aux diverses coalitions montées et financées par la Grande-Bretagne (devenue le Royaume-Uni en 1801), l’épopée impériale prend fin en 1815 avec la défaite de Waterloo.

Peu d'hommes ont suscité autant de passions contradictoires que Napoléon Bonaparte. Selon les mots de l’historien Steven Englund : « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l’étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »

Toute une tradition romantique fait précocement de Napoléon l'archétype du grand homme appelé à bouleverser le monde. Élie Faure, dans son ouvrage Napoléon qui a inspiré Abel Gance, le compare à un prophète des temps modernes. D'autres auteurs tels Victor Hugo font du vaincu de Sainte-Hélène le Prométhée moderne. L'ombre de “Napoléon le Grand” plane sur de nombreux ouvrages de Balzac, Stendhal, Musset, mais aussi de Dostoïevski, de Tolstoï et de bien d'autres encore.

Sommaire

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Biographie

Jeunesse et ascension dans l’armée

Naissance de Napoléon

Le Blason de la famille Bonaparte (avant Napoléon Ier)
Le Blason de la famille Bonaparte (avant Napoléon Ier)
Portrait de Charles Bonaparte père de Napoléon
Portrait de Charles Bonaparte père de Napoléon

Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769 avec pour nom de baptême Napoleone Buonaparte (acte du 21 juillet 1771, mais sur son acte de mariage avec Joséphine de Beauharnais il signa Napolione Buonaparte), un an après le traité de Versailles par lequel Gênes cède l'île à la France (1768). Issu d’une famille faisant partie de la noblesse de robe italo-corse dont la présence sur l'île est attestée depuis le XVIe siècle[2] (Maison Bonaparte d’origine toscane[réf. nécessaire]), il est le quatrième enfant (second des enfants survivants) de Carlo Maria Buonaparte, avocat au Conseil supérieur de l'île, et de Maria Letizia Ramolino. Son prénom Napoleone (ou Nabulione selon la graphie corse.[3]) lui est donné en mémoire d'un oncle mort à Corte en 1767[4].

La formation militaire

En 1777, Charles Bonaparte, représentant la noblesse, fait partie de la députation que l’Assemblée générale des États de la Corse envoie à Versailles auprès du roi Louis XVI. À cette occasion, le comte de Marbeuf, gouverneur de l'île, fait obtenir, auprès du ministre de la guerre le prince de Montbarrey, une bourse pour faire entrer le deuxième fils de Charles à l'école militaire, son frère aîné Joseph étant destiné à suivre une carrière ecclésiastique[5].

Le 1er janvier 1779, Charles Bonaparte fait entrer provisoirement ses deux fils Joseph et Napoléon au collège d’Autun. Napoléon y reste trois mois, le temps pour son père de faire les démarches pour le faire admettre à l'école militaire, devant pour cela fournir les preuves de sa noblesse et de quatre degrés d'ancienneté pour obtenir la bourse du roi[6]. Le dossier fut examiné par le juge d'armes Antoine-Marie d'Hozier de Serigny[7]. Charles Bonaparte ayant fourni les preuves de noblesse de la famille, Napoléon est agréé par le ministère de la guerre pour entrer au collège militaire de Tiron, mais, suite à des défections, il est finalement admis à l’École royale militaire de Brienne-le-Château (Aube)[7].

Napoléon y entre le 15 mai 1779 en classe de septième[8]. C’est l’un des douze collèges de France qui accueillent les enfants de la petite noblesse. Il va y rester cinq ans. Considéré comme bon élève, particulièrement doué pour les mathématiques, Bonaparte n’aurait pas été très apprécié de ses camarades notamment à cause de son admiration pour Paoli[9]. Il montre déjà une propension à l’art du commandement, en organisant des jeux militaires dont il prend la tête. Une bataille de boules de neige, qu'il aurait dirigé un hiver, fait partie de sa légende[10].Son frère Joseph, ayant abandonné son projet d'entrer au séminaire, étudie le droit, Lucien entre au séminaire d’Aix-en-Provence et ses sœurs sont éduquées par Mme Campan.

Son père lui rend visite le 21 juin 1784[11]. Le 22 septembre de la même année, le sous-inspecteur des écoles Marie-Antoine-Sérapion Reynaud des Monts fait passer aux élèves cadets de Brienne l'examen d'entrée à l'École militaire de Paris, où après un an d'études il pourra être affecté à un régiment d'artillerie, de génie, ou de la marine[12]. Napoléon est jugé apte à y entrer ainsi que quatre de ses condisciples. Il quitte l'école le 17 octobre et arrive cinq jours plus tard à Paris où il intègre la compagnie des cadets gentilshommes[13]. Le 24 février 1785, Charles Bonaparte meurt d'un cancer de l'estomac, le rôle de chef de la famille échoit à l'aîné Joseph, mais Napoléon le juge d'un caractère trop faible pour diriger la famille[14]. En septembre il passe l'examen de sortie de l'école afin d'intégrer un régiment d'artillerie, interrogé par le mathématicien Pierre-Simon Laplace. Il est reçu lieutenant en second, (42e sur 58) à l’examen de l’artillerie, et reçoit l’ordre de rejoindre la destination qu’il a choisie, le régiment d'artillerie de la Fère alors en garnison à Valence.[15]

Il quitte Paris pour Valence le 30 octobre 1785. Le 15 septembre 1786, sept ans et neuf mois après son départ il repose les pieds sur l’île de Corse à l’occasion de son congé de semestre. Le 1er juin 1788, il s’embarque pour rejoindre son régiment de La Fère en garnison à Auxonne et apprendre son métier d’artilleur. Dans ses loisirs, il travaille assidûment. Ses nombreuses lectures, qu’il accompagne de Notes[16] témoignent du sens dans lequel il a dirigé ses études et des sujets qui l’ont particulièrement attiré. Il quitte Auxonne, pour un congé de semestre début du mois de septembre 1789. La fin de son congé le ramène dans la cité auxonnaise le 11 ou 12 février 1791 qu’il quitte définitivement le 14 juin 1791.

Les premières armes

Lorsque la Révolution éclate en 1789, le lieutenant Bonaparte a 19 ans. Il est présent depuis le 15 juin 1788 au régiment de La Fère alors à l'école royale d'artillerie à Auxonne dirigée par le maréchal de camp-Baron Jean-Pierre du Teil. Ce dernier lui confie la répression de la première émeute locale qui éclate le 19 juillet 1789.

Présent ponctuellement à Paris, le jeune officier est spectateur de l’invasion des Tuileries par le peuple le 20 juin 1792 et aurait manifesté alors son mépris pour l'impuissance de Louis XVI. Ce dernier signe quelques jours plus tard son brevet de capitaine, un de ses derniers actes publics.

Napoléon retourne à plusieurs reprises en Corse, où les luttes de clans avaient repris, les Paolistes soutenant la monarchie modérée à l’anglaise, et les Bonaparte la Révolution. Napoléon se fait élire lieutenant-colonel de la Garde nationale en mars 1792, en arrachant de force l’accord du commissaire du gouvernement. C'est à ce poste de commandant en second du bataillon Quenza-Bonaparte qu'il fait ses premières armes en février 1793, participant à la tête de l'artillerie à l'expédition de La Maddalena. Malgré l'efficacité et la détermination de Napoléon, l'opération commandée par Colonna Cesari, un proche de Paoli, est un echec cuisant. Cet évènement et l’exécution du roi en janvier 1793 attisent la division avec les Paolistes, provoquant une révolte des indépendantistes.

Les désaccords entre Paoli et Bonaparte s'accentuent et suite à une lettre de Lucien Bonaparte à la Convention pour dénoncer Paoli, la famille de Napoléon, dont la maison a été mise à sac, est contrainte de quitter l'ile précipitamment à destination de Toulon, le 10 juin 1793. Peu après l'arrivée des Bonaparte dans le (nouveau) département du Var, la région se révolte contre la Convention et Toulon est livré aux Britanniques par la population révoltée.

Capitaine d’artillerie, Bonaparte y est envoyé à l'automne 1793 et obtient, à la demande des commissaires Augustin Robespierre et son compatriote Salicetti, le commandement de l'artillerie, avec le grade de chef de bataillon. Il y rencontre de jeunes officiers comme Marmont, Junot ou Victor. Le plan qu’il soumet au général Dugommier permet la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques le 18 décembre. Ses ordres contribuent à forcer la flotte britannique à quitter la rade de Toulon et à priver ainsi les insurgés d'un soutien précieux. Il est fait général de brigade le 22 décembre. Après cette victoire, il sert en Italie.

Ses amitiés avec les jacobins lui valent d’être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794).

Le 13 vendémiaire, le mariage et l’armée d’Italie

Paul Barras
Paul Barras

Libéré, il refuse d'être affecté en Vendée et erre à Paris un temps sans commandement effectif, puis Barras lui demande, le 13 vendémiaire an IV de réprimer l’insurrection royaliste contre la Convention nationale. À cette occasion, Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat, son futur beau-frère. Ce dernier joue un rôle déterminant, en transférant à temps les canons indispensables depuis les Sablons jusqu'aux abords des Tuileries. La canonnade de Saint-Roch- où les boulets ont été remplacés par de la mitraille plus "efficace" - disperse les forces royalistes faisant de nombreuses victimes...

Quelques jours plus tard, Bonaparte est promu général de division, puis nommé commandant de l’armée de l'Intérieur, succédant à Barras qui devient l’un des 5 membres du Directoire.

Officier d’artillerie de formation, il innove vers cette époque dans l’utilisation de l’artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d’appui des attaques d’infanterie.

Il doit à Joséphine de Beauharnais, amie et ancienne maîtresse de Barras, qu'il vient d'épouser au début de 1796, sa promotion à la tête de la petite armée d'Italie, appelée en principe à ouvrir un simple front de diversion.

Campagne d’Égypte

Article détaillé : Campagne d'Égypte.

À son retour d’Italie, en décembre 1797, Bonaparte est accueilli comme un héros par le Directoire qui organise une cérémonie officielle pour célébrer la paix de Campo-Formio. Il est nommé membre de l'Institut dans la classe de mathématiques. En février 1798, le Directoire soumet à Bonaparte l'idée d'une invasion de l'Angleterre. Il inspecte les côtes françaises de Boulogne, Calais et Dunkerque, en vue de la réalisation du projet. Sa popularité auprès des Français est de plus en plus importante. Le 23 février 1798, le gouvernement abandonne le projet d'invasion de l'Angleterre sur les conseils de Bonaparte, qui, lui-même influencé par Talleyrand, persuade alors le Directoire de porter la guerre en Égypte, où il pourra couper la route des Indes à la Grande-Bretagne. Le 24 février 1798, le rapport est présenté à Barras ; le 5 mars, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire le charge de mener l'expédition en Égypte, avec aussi l'idée de s'en débarrasser.

En avril 1798 est créée l’armée d’Orient, placée sous les ordres de Bonaparte. Des scientifiques formant l’Institut d’Égypte l'accompagnent. Il est, en outre, accompagné des généraux Kléber, Desaix, Murat, Lannes, Davout et Caffarelli.

Le 19 mai 1798, Bonaparte quitte Toulon avec le gros de la flotte française et parvient à échapper à la poursuite de la flotte britannique de Nelson. Au passage, les Français s’emparent de Malte, le 10-11 juin 1798, pour assurer les communications ultérieures avec la métropole. Le 19 juin 1798, après avoir laissé une garnison de 3 000 hommes sur place, la flotte met le cap sur Alexandrie qu’elle atteint le 1er juillet 1798. Après une courte résistance, la ville est prise le lendemain.

Bonaparte laisse 3 000 hommes à Alexandrie et remonte le Nil vers Le Caire. Le premier véritable combat de la campagne d'Égypte a lieu à Chebreïs le 13 juillet 1798 où les cavaliers mamelouks sont défaits, grâce à l’artillerie de l’armée d’Orient. Le 21 juillet 1798, à la bataille des Pyramides de Gizeh, Bonaparte bat à nouveau l’armée des mamelouks. Le 24 juillet 1798, Bonaparte et son armée entrent triomphalement au Caire. Les 1er et 2 août 1798, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson. Désormais, les Britanniques sont maîtres de la Méditerranée et Bonaparte est prisonnier de sa conquête. Suite à cette défaite, les Turcs, le 9 septembre 1798, déclarent la guerre à la France. Il faut rappeler qu’à cette époque l'Égypte fait partie de l'empire ottoman, comme la majorité du Moyen-Orient.

Pendant qu’il décide de faire de l'Égypte un véritable État capable de vivre en autarcie, Bonaparte envoie le général Desaix poursuivre Mourad Bey jusqu’en Haute-Égypte, complétant ainsi la soumission du pays. Poussés par les Britanniques et les Turcs, les mamelouks survivants travaillent la population du Caire, qui se révolte le 21 octobre 1798 contre les Français. Cette révolte est impitoyablement réprimée par les troupes. Le calme revient et Bonaparte rétablit la situation en décrétant finalement une amnistie générale, non sans avoir fait couper bon nombre de têtes exhibées à la foule terrorisée et canonner la Grande Mosquée du Caire.

En février 1799, Bonaparte se déplace en Syrie pour affronter les troupes ottomanes que le Sultan a envoyées pour attaquer les Français en Égypte. Le 10 février 1799, Bonaparte quitte le Caire avec son armée et bat les Turcs aux combats d’El-Arich et de Gaza. Le 7 mars 1799, la ville de Jaffa est prise et pillée par les Français. C’est à ce moment-là que la peste apparaît dans les rangs Français.

Le 19 mars 1799, Bonaparte met le siège devant Saint-Jean d’Acre. Le 13 avril 1799, les cavaliers de Junot mettent en déroute les cavaliers ottomans à la bataille de Nazareth et le 16 avril 1799, Bonaparte et Kléber écrasent l’armée turque de secours envoyée par le Sultan pour libérer le siège de Saint-Jean d’Acre à la Bataille du Mont-Thabor. Bien que victorieuse à cette bataille, le 16 avril 1799, l’expédition en Syrie sera décimée par la peste puis arrêtée à Acre.

De retour à Acre, Bonaparte essayera en vain, du 24 avril au 10 mai 1799, de prendre la ville. Le 17 mai 1799, Bonaparte décide d’abandonner le siège et retourne en Égypte. Le 14 juin 1799, il arrive au Caire et, dans un retournement de situation, bat les Turcs le 25 juillet 1799 à la bataille terrestre d'Aboukir.

La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte, qui n’a plus qu’une armée de terre affaiblie, ayant perdu sa marine, abandonne le commandement de l’armée d’Égypte à Kléber.

Par yahya
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